PROJECT

« Thousand Strangers » c’est le projet d’une vie.
Un projet qui va me changer. Quoi qu’il en soit.
C’est le projet de partir à la découverte du monde, des autres et de moi-même.
Un rêve de gosse, qui m’apparait comme une évidence à un moment T.
Le besoin de partir, loin, pour retrouver du sens à cette vie que la société m’a imposé.

Parcourir le monde, qui n’en a jamais rêver ?  Mais combien l’ont fait ?
« Mourir debout ou vivre à genoux ? » J’ai fait mon choix.
J’ai décidé de prendre mon courage à deux mains, sortir de ma zone de confort, et explorer, sans m’arrêter.
Peu importe où cela me mènera.
À partir du moment où cela apporte un sens à ma vie.

Voyager oui, mais avec différents objectifs.
Assoir mon statut de photographe indépendant et essayer de me rendre légitime.
Rencontrer les gens, rencontrer le Monde,
Vous rencontrer vous, qui lisez ces quelques lignes,
Découvrir tous les paysages qui m’ont tant fait rêver,
Pour faire, au final, de cette vie, un voyage,
Et de tous ces voyages, une réalité.


Un millier d’étrangers.
Ou la traduction française de « Thousand Strangers »
Deux mots uniquement, pour symboliser la complexité
de quelque chose de pourtant si simple.

Si simple qu’on en perd parfois le sens profond.
Ce sens qu’on part chercher ailleurs lorsqu’il se cache
derrière une évidence vaporeuse.

Alors on s’évade, loin parfois.
Sans savoir ce qui nous attend ou qui nous allons croiser.
Avec des peurs, éphémères ou profondes,
Une angoisse de l’inconnu, et de ce qui nous est étranger,
Étranger à un quotidien et à une zone de confort.

Une peur qui rythme notre vie et qu’on apprend à soigner, 
Mais comme un pansement qui se décolle de sa plaie.
Cette peur de partir à la découverte de nous-même
Pour enfin (re)trouver qui nous sommes.

A la recherche persistante
du regard qu’on porte sur nous
du regard que les autres nous porte
ou du regard qu’on porte sur le monde.

À travers nous ou à travers eux.

Un nom qui interpelle.
Deux mots très personnels pour imager
un besoin de re-connexion avec soi, et avec le Monde.
Comme un besoin de déconnexion ; tout court.

L’humble initiative de proposer pour un seul instant
Une vision inversée de ce que l’on veut nous faire voir.
Une proposition à découvrir une personne à travers ses yeux

Par la simple prise de vue d’un moment T
La supposition d’une vie passée et future.

Contempler des visages qui racontent des histoires
Leur(s) histoire(s), surtout.
Comme si lors d’une fraction de seconde,
Il n’y avait plus de filtre, ni d’espace, ni de temps.

Pour ressentir la simplicité entre deux individus
qui ne se reverront jamais.
Et qui comme d’autres,
Ont eu le bonheur de pouvoir se comprendre
Alignés dans leurs yeux, par le cœur.
Comme l’aurait fait,
Un millier d’autres étrangers.